Rennes : Milice gauchiste (maladie infantile du communisme) et terrorisme intellectuelle et mise au point sur le communiqué (Par Pole de Renaissance Communiste en France Arc – 35)

« Le terrorisme est l’emploi de la terreur à des fins politiques, religieuses ou idéologiques. »

Le 27 novembre, à Rennes, une vingtaine d’individus cagoulés place des Lices s’en sont pris aux clients d’un bar et à sa vitrine à l’aide de chaises, gaz au poivre, et ammoniac. Les méthodes employées et leur fin politique ne sont pas sans rappeler les agissements d’individus, de groupuscules ou de bandes qui vomissent la démocratie et ne connaissent que la terreur comme moyen d’action.

Les personnes visées ce soir-là sont des animateurs ou sympathisants d’un journal étudiant intitulé L’étudiant Libre, de droite conservatrice selon un des responsables, journal lancé par la Cocarde, syndicat étudiant de droite proche du Rassemblement National et de Debout la France. Nous ne supportons pas leurs idées, qu’elles soient de droite ou d’extrême droite. Mais les méthodes violentes d’intimidation employées et perpétrées par de soi-disant « antifas » au nom même de l’antifascisme, ne peuvent qu’ulcérer les héritiers des résistants communistes, antifascistes et patriotes que nous sommes ainsi que tout républicain et démocrate conséquent.

La République, comme celle à laquelle nous aspirons, ce n’est pas la formation de milices qui se substituent au droit pour faire « justice elles-mêmes » : qu’elles soient d’extrême-droite et cherchent à empêcher les migrants de passer par les Alpes, ou qu’elles soient d’extrême-gauche et se donnent le pouvoir de définir les limites de la liberté d’expression ; ce comportement ne relève que de la pure loi de la jungle et ne constitue pas un projet de société viable et inclusif.
Ainsi, il est intolérable que de tels actes puissent avoir lieu dans l’espace public, en plein cœur du centre historique de Rennes, alors même qu’en 2017 la maire de la ville s’est permis d’installer 32 nouvelles caméras sans le vote des élus, sans résultats sur la sécurité, et sans que ce sujet ne cesse de monopoliser le débat public.

Nous connaissons ces groupes qui, jusqu’à aujourd’hui sans aucune légitimité, et sans plus de crédibilité depuis une récente affaire, dénoncent comme des « fachos », des « machistes » ou des « réacs » à la vindicte populaire tous leurs opposants politiques. Nous ne pouvons que constater leur dangerosité apparente pour l’intégrité des personnes, qu’elles soient internes ou externes à leurs groupes. Il est de notre devoir de citoyens et de militants de développer notre esprit critique et de ne plus tolérer ces actes barbares et fascisants, mais bien de les dénoncer publiquement.

Parce que nous, militants et militantes du PRCF, revendiquons l’héritage des lumières de Rousseau, de la Révolution Française, de la liberté d’expression, de la liberté politique, parce que nous revendiquons un antifascisme sincère, un féminisme de classe, nous ne pouvons plus tolérer ces pratiques.

Face à des groupuscules tels que la Cocarde ou l’Action Française, il faut reconstruire une véritable théorie révolutionnaire et antifasciste pour engager un mouvement révolutionnaire, capable de combattre efficacement le retour de la réaction et la fascisation de notre pays qu’alimente le modèle capitaliste exploiteur porté par Macron, le MEDEF et l’UE. ✊ 🚩 🇫🇷

ANTIFASCISME #RENNES #PRCF #JRCF

Rappel des faits : https://www.letelegramme.fr/…/un-bar-de-rennes-attaque-un-g…

Mise au point sur notre dernière communauté

Suite à notre dernier communiqué ( « Milices gauchistes et terrorisme intellectuel » ) concernant l’action d’un groupe prétendument antifa rennais contre un bar qui hébergeait une réunion du syndicat étudiant d’extrême-droite « la Cocarde », sa portée inattendue et les réactions qu’il a suscitées, il nous semble important de faire aujourd’hui une mise au point.

Tout d’abord, nous tenons à préciser que cette analyse s’inscrivait dans un contexte local et s’astreignait à la rigueur, propre au léninisme, d’analyse concrète de la situation concrète. Cette situation concrète est celle du milieu militant rennais, dans lequel une organisation soi-disant antifasciste s’attaque tantôt à l’extrême droite, tantôt à la CGT, s’occupe d’intimider des gilets jaunes ne rentrant pas dans leur matrice idéologique et calomnie la force politique que nous sommes, en toute impunité.

Il s’agissait donc non pas de défendre une organisation d’extrême droite (comme il l’a été stipulé par des commentateurs, ou bien malhonnêtes, ou bien mal informés), mais plutôt de questionner la légitimité de ce groupe « antifas » rennais.

Sur le féminisme, au-delà d’une récente affaire sur laquelle nous ne nous étendrons pas, les « antifas » rennais n’ont de cesse de porter un discours moralisateur à toutes les organisations de gauche sur Rennes. Nous avons eu nous-mêmes le droit aux calomnies à ce sujet. Nous serions « masculinistes », nous ne serions même pas une organisation féministe. Tout ceci est évidemment faux. Au PRCF comme toute organisation communiste nous revendiquons un féminisme prolétarien et souhaitons garder la rigueur de l’analyse de classe en ce qui concerne la condition féminine et les luttes féministes à mener. À ce titre nous nous tenons depuis le début de leur lutte, avec la CGT, aux côtés des femmes de chambre d’Ibis Hôtel Batignolles.

En ce qui concerne les modes d’action, depuis quelques années, ces mêmes militants « antifa » ont fait de la « bordélisation » (entendez « foutre le bordel ») des manifestations syndicales leur cheval de bataille. De par leur emprise sur le milieu étudiant cette poignée de militants pousse régulièrement les AG étudiantes de Rennes 2 à voter pour le débordement des cortèges syndicaux, notamment celui de la CGT à Rennes ce 5 décembre. Dans le cas où, légitimement, le service d’ordre du cortège de travailleurs en grève tenterait de les en empêcher, ils ont prévu de « bolosser » (entendez provoquer et humilier) ce dernier. Au nom de l’antifascisme, « combattons la CGT » qui, rappelons-le, par la bataille du rail, fut le fer de lance de la résistance française à l’occupant allemand.

Ce même groupe se pose régulièrement en police de la pensée dominante et, à ce titre, pratique un vrai terrorisme intellectuel. Au travers de ses militants qui relaient des sources plus que douteuses, notre camarade et historienne Annie Lacroix Riz, professeur émérite d’histoire, spécialiste du fascisme et de la collaboration, est régulièrement taxée de nationaliste et de négationniste. Au nom de l’antifascisme, la plus grande spécialiste de l’histoire du fascisme est calomniée. À ce titre lui réservent-ils le même sort que le syndicat étudiant d’extrême-droite La Cocarde lors de se prochaine venue à Rennes pour une conférence ?

Ce sont encore les militants de ce groupe qui, depuis notre premier communiqué, nous vomissent une soupe anticommuniste nauséabonde, amalgamant nazisme et communisme, niant l’héritage antifasciste des FTP (Franc-Tireur et Partisan) et FTP MOI (Franc-Tireur et Partisan , Main d’œuvre Immigrée), niant la victoire de l’URSS contre le nazisme et prétendant odieusement que ce dernier était « bien moins antisémite » que la patrie de la Révolution d’Octobre, des héros de Stalingrad et de l’émancipation des peuples. Au final, s’exprimant de la même manière que la Commission Européenne et les régimes fascisants d’Europe de l’Est, ils prouvent qu’en fait d’« antifascisme », ils se font les meilleurs soutiens du processus capitaliste de la fascisation en Europe. Nous sommes d’autant plus ulcérés par ce point-là que nous nous tenons depuis plus d’un an déjà aux côtés de nos camarades polonais, persécutés dans leur pays et enfermés parce que communistes. Mais aussi parce que nous revendiquons de droit, l’héritage des FTP et FTP MOI, dont ont fait partis Arsène Tchakarian, Pierre Pranchère, Leon Landini et Henriette Dubois tous membres du PRCF de leur vivant ou actuellement. Au nom de l’antifascisme, « méprisons le combat courageux des FTP », et donc des communistes, contre le fascisme…

Enfin, le PRCF et sa section rennaise organisaient il y a peu une conférence/débat de Romain Migus autour de la solidarité avec le Venezuela bolivarien, proposant une information contradictoire de celle des « grands médias » sur la situation dans ce pays, ainsi que de ceux d’Amérique latine, appelant ainsi à la solidarité internationale contre les déstabilisations de la part de l’impérialisme nord-américain, et de ses relais réactionnaires, fascistes, fondamentalistes et racistes. Sur ce sujet, nous constatons que l’extrême-gauche en France, au mieux reste frileuse, au pire se fait carrément la porte-voix, sous couvert d’anti-gouvernementalisme et de « lutte contre tous les pouvoirs », de l’opposition téléguidée par les faucons de Washington. Au vu de cette situation, il nous semble plus qu’urgent de reconstituer, en France, une force antifasciste et patriote, pour contrer les relais médiatiques français des forces fascistes d’Amérique latine.

Vous l’avez donc compris, l’idée de notre premier communiqué n’était pas de défendre des militants de droite ou d’extrême droite, que notre organisation présidée par de prestigieux résistants communistes et antifascistes a toujours combattues plus que tout autre, mais plutôt de contester la légitimité « antifasciste » de l’organisation rennaise qui s’est chargée de l’action en question, ainsi que de dénoncer ce qui n’est pas de l’ordre de la violence révolutionnaire, mais plutôt de l’ordre de la guerre de gangs et de la pratique systématique de l’intimidation. De cette façon, il n’est question que de se positionner à égal distance, d’un côté, de certains individus qui usurpent la référence à l’extrême-gauche et se comportent, en réalité, comme de véritables agents de police de la pensée dominante, et de l’autre de militants de l’extrême-droite euro-nationaliste. Tous deux partagent un anticommunisme crasse. Chose grave, alors que nous assistons à l’oppression des partis communistes, fer-de-lance de la lutte armée antinazie dans les années 1939 et 40, par l’Union Européenne, mais aussi par les régimes fascisants d’Europe de l’Est. Tous ces FAUX antifascistes autoproclamés sont prompts à s’en prendre, certes à l’extrême droite, mais aussi à la gauche qu’elle soit patriote, anti-impérialiste, ou encore issue du syndicalisme de classe. Dans ce contexte, il est essentiel de mettre en garde les jeunes Rennais contre leurs agissements à l’heure où, par avance, la télévision d’État nous annonce qu’il y aura beaucoup de violences dans les défilés du 5 décembre. À l’avantage de qui ?

Nous appelons donc toutes les organisations progressistes, authentiquement patriotes et antifascistes à se rassembler et s’organiser contre le retour de la réaction dans notre pays. Ce combat-là ne se mènera que par la dialectique matérialiste et pas par la théorie moraliste et des modes d’action viriliste. Ainsi, ne nous aventurons pas dans des actions sans autres effets que celui de renforcer l’appareil répressif de l’État bourgeois. Soyons conséquents, rassemblons-nous contre l’anticommunisme d’État de la Commission Européenne et de son parlement, déjà appliqué dans les régimes fascisants d’Europe de l’Est. Pour la solidarité avec les communistes polonais, pour la paix entre les peuples, pour le socialisme, sortons de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et du capitalisme afin de mettre un terme à la fascisation galopante. Commençons par la grève et les manifestations dès le 5 décembre.

Vive la République sociale, fraternelle et heureuse, que les communistes feront.

Liberté Égalité Fraternité ou la mort ! ✊ 🚩 🇫🇷

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